Mechanical Bull des Kings of Leon : un rock sudiste et heavy

Publié: 30 septembre 2013 dans Musique
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Les Kings of Leon sont de retour et ils sont en forme ! Leur dernier album, Mechanical Bull, est disponible depuis ce 23 septembre. On y retrouve le rock lourd qui a fait leur renommée, la voix suave de Caleb mais surtout, les influences sudistes du groupe. L’opus propose une double expédition : dans la musique du Sud des Etats-Unis, et sur celle des KOL. La voix de Caleb a changé. Moins rocailleuse, plus coulante. Le résultat est convaincant : l’album est cohérent et il évolue. Plus on avance dans l’écoute, plus on reconnaît le Delta. Petit plus, c’est l’album parfait à écouter sur la route.

Mechanical Bull entame fort avec Supersoaker. Ce qui est certainement LE tube à retenir de l’album nous plonge directement dans la musique des Kings of Leon. Avec les guitares, point de répit : c’est un rock lourd et lancinant que propose le groupe de Nashville. Le chant est plus énervé, moins gémissant et le refrain se grave dans la tête au fer rouge. Les KOL savent soigner leurs débuts d’album, c’est confirmé !

L’album enchaîne avec un morceau plus posé et groovy : Rock city. Une vraie surprise : les Kings of Leon m’avaient habituée à un rock plus mélancolique. On ressent déjà quelques influences du rock sudiste, mais il reste léger. Don’t Matter est un autre coup de cœur sur l’album.  Il mélange les KOL qu’on connaissait, avec une gaieté qu’on n’attendait pas. Résultat : un vrai bon morceau rempli d’énergie, et des solos d’anthologie.

Beautiful War ne tempère pas mon enthousiasme pour Mechanical Bull. Le ryhtme est plus lancinant mais tout aussi prenant. On n’a qu’une envie en écoutant ce slow : rester bien au chaud derrière sa fenêtre pendant qu’il fait moche dehors.

Temple embraie très fort : les solos sont à tomber, le morceau accroche bien l’oreille. Le chant torturé de Caleb revient, mais il est plus modulé. Quant à la ligne de basse, elle est meurtrière : comment ne pas adhérer?

La deuxième partie de Mechanical Bull ne déçoit pas. Il donne à fond dans le rock sudiste et joyeux. Dans Wait For Me, les guitares sont plus légères et laissent plus de place au chant. Elles m’évoquent un peu l’album How to Dismantle an Atomic Bomb des U2, même si le rock sudiste domine. A noter, la belle remontée vers la fin du morceau.  Belle chanson de rupture.

Family Tree, lui, ne fait pas dans la dentelle : on y retrouve le rock du Mississippi dans toute sa splendeur. J’y entends surtout du Lynrd Skynrd. Un très bon morceau qui fait attendre un live avec impatience. Il a un gros potentiel sur scène. Le chant groove joyeusement, les guitares sont à tomber. Le gros coup de cœur de l’album.

Comeback Story revient vers Wait For Me et lui répond. Les guitares se ressemblent, ajoutez-y quelques choeurs et un chant soft sans torture. Résultat : un pur morceau du sud des Etats-Unis. Tonight continue sur cette lignée, avec quelques accents qui me rappellent

Sometimes You Can’t Make It On Your Own de U2 (sur l’album cité plus haut).

Coming Back Again, lui, renoue avec les Kings of Leon des origines. Le son est garage, et tout rappelle Use Somebody.

On The Chin rattrape bien le retour en arrière. On retrouve des guitares orientées rock sudiste, avec un beau rappel des Lynrd Skynrd, particulièrement A Simple Man. Le slow du Mississippi par excellence.

La fin d’album est tout aussi soignée que le début. Work On Me relance un peu l’énergie avec une pointe de mélancolie. Ce qui rend l’enchaînement avec Last Mile Home d’autant plus parfait. Le morceau est bourré de références au rock sudiste de légende. La basse rappelle les classiques du rock à écouter sur la route. Les Kings of Leon sont de retour chez eux, comme l’indique le titre : ils mêlent influences du sud, rock lourd et chant lancinant.

On avait entendu dire que les Kings of Leon n’allaient pas bien, que le groupe était tendu et avait du mal à avancer… Caleb a combattu l’alcoolisme. Il a morphlé, mais il revient, peut-être plus fort que jamais. Après les tensions, Mechanical Bull semble être l’album de la réconciliation. La preuve avec ce live de Don’t Matter, enregistré chez David Letterman :

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