13 de Black Sabbath : le retour du métal des origines

Publié: 17 juin 2013 dans Légendes, Musique
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Black Sabbath sort un nouvel album ce mois de juin 2013 : 13. Leur 19e album studio, mais surtout le premier depuis 35 ans. Retour des guitares sombres et menaçantes qui ont fait l’empreinte du groupe rassemblant Ozzy Osbourne, Tony Iommi et Geezer Butler. Au programme des réjouissances : le métal des origines et un Black Sabbath toujours en forme.

13 ne manque pas sa cible : c’est bien un retour aux sources du métal qu’effectue Black Sabbath. On retrouve un Ozzy Osbourne à la voix inchangée et un Tony Iommi qui soigne toujours autant ses riffs. Petite nouveauté : la batterie est assurée par Brad Wilk, qu’on a connu avec Rage Against The Machine. Voilà qui donne un coup de jeune au groupe. Rick Rubin, celui qui a révélé Metallica, Slayer ou Danzig assure la production de ce nouvel album.

Les transitions de 13 sont soignées : on coule d’une chanson à l’autre sans le remarquer… et on retrouve l’ambiance 70s des heures de gloire de Black Sabbath. Le premier morceau « End of the Beginning » nous rappelle cette période.

Avec le deuxième extrait – qui est aussi le premier single de 13 – « God is Dead? », on bascule dans une ambiance inquiétante. C’est certainement la meilleure chanson de l’album. Elle se détache des autres par un son plus profond, plus menaçant… et une tendance satanique (Dieu est mort?). Autre coup de cœur : « Loner » qui poursuit très bien cette première partie d’album. Une accélération rythmique et une amplitude musicale déployée. On écoute toujours du Black Sabbath, mais plus moderne.

Mais qui dit nouvel opus n’entend pas forcément révolution musicale…

A partir du cinquième morceau de 13, on commence à retrouver les mêmes ingrédients. Black Sabbath reprend une formule qui a fait ses preuves par le passé… pour la répéter. Tous les éléments sont réunis : des sons graves et lents, des intros longues et lancinantes. Seul « Damaged Soul » change un peu la donne : on entame le morceau avec une voix et on revient aux éléments de base de Black Sabbath.

Bonne surprise tout de même :  le « slow » de 13, à savoir « Zeitgeist ». Un morceau plus calme qui repose et effectue parfaitement la transition entre une première partie moderne et une deuxième partie plus « mélancolique » et tournée vers les heures de gloire de Black Sabbath.

Bilan : 13 est efficace à 100%. Il dépoussière le métal des origines sans fioritures et sans erreurs. Mais pour ceux qui s’attendaient à voir Black Sabbath renaître comme le Phénix, c’est une petite déception. Seuls 3 morceaux renouvellent vraiment l’identité du groupe. Peut-être est-ce dû au changement de batteur… doué certes, mais qui n’a pas l’inventivité de Bill Ward, LE batteur de Black Sabbath.

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