Le Boultek (Casablanca, Maroc) est un centre de musique qui permet aux artistes de la nouvelle scène marocaine de répéter leurs morceaux. Il existe depuis 1999, avec une branche « scène » : le Tremplin Boulvart. C’est depuis peu l’EAC-L’Boulvart (EAC-L). Une règle pour cette association : encourager à la création d’une musique urbaine alternative. Le succès est au rendez-vous, puisqu’il s’agit du premier centre de musique du Maroc.

Le Boultek accueille en moyenne 30 groupes par semaine. Depuis 2009, ses locaux se situent au Technopark de Casablanca, dans les anciennes cuisines. Ils contiennent des salles de répétition, des bureaux, des salles de formation et – grande nouveauté – un studio radio (en cours de construction au moment de la rédaction).

L’objectif de l’EAC-L: proposer une programmation régulière à travers le festival L’Boulvart et fournir au groupe des espaces de travail. Aucun soutien de la ville ou de l’Etat : tout se fait par les sponsors privés et le mécénat.

Les artistes qui bénéficient du soutien de l’association sont accompagnés en amont de la production. L’EAC-L n’a pas vocation à les produire. Seule exception : le groupe alternatif punk-rock Haoussa. C’est par la scène que les artistes se font connaître, et c’est à la scène que les poussent les membres du Boultek.

Grâce au Boulvart, l’association est aujourd’hui reconnue et respectée par la communauté musicale marocaine. En 2009, elle reçoit même un chèque de 2 millions de dirhams (180 000€) du roi Mohammed VI.

Quel intérêt pour ce blog ? C’est très simple : le Boultek encourage le développement d’une nouvelle scène marocaine, qui compte un bon nombre de groupes à tendance rock. C’est un problème au Maroc pour plusieurs raisons. D’abord, les radios ne diffusent pas largement les nouveaux artistes. Ce n’est qu’avec l’émergence récente de radios privées que le choix musical s’est élargi. Ensuite, il y a un conflit culturel et générationnel entre les groupes traditionnels et la nouvelle scène. Les jeunes artistes doivent se battre pour exister sur scène. Enfin, cette nouvelle génération de musiciens chante en « darija », la vraie langue parlée au Maroc, et non l’arabe classique que les élites veulent maintenir.

C’est une réussite pour l’EAC-L : des artistes découverts par L’Boulvart ont pu se produire sur le festival Garorock (Lot-et-Garonne en juin). Hoba Hoba Spirit (fusion rock, afro, gnaoua et reggae), Darga (word reggae maghrébin) et H-Kayne (rap).

Échantillon des groupes rock propulsés par l’EAC-L’Boulvart

Hoba Hoba Spirit – Trabando

Haoussa – l’Wada3

Vicious Vision – Lazywall

Atmosphear – Better Day

Hardonik au festival L’Boulvart

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