Les ballades rock, les chansons énergiques ou de rupture… Quel groupe n’a pas un jour consacré une chanson à un prénom ? Les plus grands artistes de rock s’y sont collés, que ce soit le King Elvis Presley, les infatigables Rolling Stones ou des Guitar Heroes comme Eric Clapton ou Jimi Hendrix.

Je vous propose cette semaine une playlist qui regroupe 20 morceaux de rock qui célèbrent un prénom, en français ou en anglais. On y retrouve des grands noms du rock et des moins célèbres. Et une attention toute particulière pour le regretté Alain Bashung et ses deux morceaux les plus connus, Gaby oh Gaby et Osez Joséphine. Enjoy!

Depuis 2010, Luke n’a pas sorti d’album. On attendait (plus ou moins) patiemment des nouvelles, un concert ou un retour. Puis – surprise! – le compte Facebook du groupe annonce la pause solo de Thomas Boulard. Passé la déception, on se dit que c’est peut-être une nouvelle aventure tout aussi intéressante musicalement. Puis les abonnés à la newsletter du groupe reçoivent la pochette de l’album à venir dans leur boîte mail. Les choses se précisent, l’impatience grandit…

Après quelques (interminables) mois d’attente, le chanteur sort enfin son album, Shoot, sous le pseudo de Thomas B. Va-t-il être à la hauteur de l’attente qu’il a suscitée ?

Le premier extrait qui filtre, Comme on respire, est un bonheur pour les oreilles. Il poursuit, approfondit, la direction qu’avait prise Luke sur le dernier album D’autre part. Un rock plus apaisé, des textes toujours aussi ciselés et une voix qui n’a pas changé.

Shoot est à l’image de ce premier extrait. Les textes, qui font toute la saveur de l’écriture de Thomas Boulard, sont impeccables. On sent le poète et l’amoureux de la langue française et en même temps l’engagement. A chaque morceau, c’est une histoire différente qui se dessine. Toujours urbaine, ancrée dans le XXIe siècle, mais inquiète de l’avenir. Ce souci du texte et de l’histoire me fait dire qu’il incarne la relève du rock français à texte, qu’on avait trop souvent mis de côté.

Côté mélodie, la voix de Thomas B est plus posée. Il n’hésite pas à chercher les aigus, jouer sur les nuances tout en douceur. Shoot est très épuré, fait la part belle au vocal. Les harmonies en fond sont agréables, font un bel accompagnement mais sans percée particulière.

Reste que Thomas B est bel et bien de retour, avec encore une fois un univers sans cesse réinventé, et c’est bien sa force. Certes, pas de grand chambardement, mais une ligne bien tracée : pas un morceau ne se ressemble et pas un album ne reprendra l’esprit du précédent. Vivement la suite, en solo ou en groupe.

« N’oubliez pas la musique. Nous, on ne l’oublie pas. » Sa musique, Jimi Hendrix en parle avec passion dans Mémoire d’outre-monde et il faudrait être sourd pour l’oublier. Dans cette « autobiographie posthume » faite d’extraits d’interviews, de lettres, de chansons ou encore de poèmes, le musicien évoque les thèmes qui l’inspirent, les motifs qui l’attirent…

Grâce au travail de Peter Neal et Alan Douglas, on découvre l’autre face de ce Guitar Hero : le musicien passionné, mais réfléchi, et le poète qui veut révolutionner la musique. Loin du drogué qui brûle ses guitares sur scène, c’est l’artiste rêveur qui se recompose sous nos yeux.

On suit la carrière d’Hendrix de ses débuts faits de galère et de misère jusqu’à sa mort, côté coulisse. Il y évoque tout. C’est la musique qui est au coeur de ce livre. Car la vie de Jimi Hendrix y était destinée toute entière. A de nombreuses reprises, l’artiste regrette de ne pas pouvoir travailler plus sur sa musique. On croise aussi d’autres grands noms du rock. Eric Clapton, dont Hendrix dit tout son respect, Bob Dylan, dont le talent de poète est jalousé.

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2013 a été une année riche en rock et en très bons albums. Pour fêter cette fin d’année sur le blog, voici une playlist avec des morceaux de rock qui évoquent uniquement la Saint-Sylvestre. Et il semble que les groupes et chanteurs de folk rock soient plus inspirés par le Nouvel An que les autres.

Jimi Hendrix joue à la guitare Auld Lang Syne, le morceau traditionnel du nouvel an :

Van Morrison Celtic New Year :

U2 New Year’s Day :

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Noël approche, on n’a toujours pas les flocons mais on a eu droit aux chants de Noël. Tino Rossi, Dean Martin et autres Frank Sinatra vous ont saturé les oreilles ? Ici, on vous propose du rock et uniquement du rock pour fêter le 25 décembre ! Au menu : du classique, du nouveau et de l’expérimental. Accrochez vos bonnets, c’est parti pour un top de Noël qui envoie du lourd !

La chanson de Noël, dans le monde anglo-saxon, c’est une tradition. Et de très grands noms s’y sont prêtés avec réussite. On commence par la plus classique, Merry Christmas Baby reprise par Chuck Berry

John Lennon est le titulaire de la chanson de Noël la plus populaire avec Happy Christmas (War Is Over) qui dénonce la guerre du Vietnam.

The Ramons remportent la palme de la chanson la plus punk et pacifiste pour Noël : Merry Christmas (I Don’t Want To Fight Tonight).

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Les plus belles reprises rock sont de retour. Cette fois-ci, j’espère vous faire découvrir des pépites de tous horizons, dans l’ordre chronologique. Enjoy!

On commence avec une reprise dont on a souvent oublié que c’en était une : Louie Louie des Stooges, ici en live. Mais à l’origine, il s’agit d’une chanson de Richard Berry, également reprise dans un registre plus 60s, mais tout aussi savoureux ! C’est donc deux reprises pour un même titre que je vous propose.

Iggy and The Stooges

The Kingsmen

Restons dans les années 1960 avec une reprise du tube planétaire I Can’t Get No (Satisfaction) des Rolling Stones par le roi de la soul, Otis Redding.

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Ce 18 novembre, Bertrand Cantat (ex Noir Désir) a fait un retour discret avec le bassiste Pascal Humbert pour leur projet Détroit. L’album, Horizons, joue sur un registre intimiste qui sied particulièrement à la voix de Cantat, tout en mettant le talent d’Humbert en valeur. Les deux artistes s’accordent très bien. Côté musical, j’ai toujours eu une affection particulière pour les chansons posées de Noir Désir (Twilight Zone, Septembre en Attendant…). Elles magnifient la voix de Cantat. Ce qui tombe bien puisque le duo a choisi d’interpréter des morceaux calmes. On y retrouve une voix qui m’avait manqué , avec de belles montées en intensité. Mais Horizons est aussi chargé d’angoisse. Bref, c’est l’album parfait à écouter en hiver, quand il fait froid et moche dehors. Bien structuré, il offre trois parties de trois morceaux avec chacune une dominante musicale.

La première partie d’Horizons n’est pas vraiment entraînante mais elle pose les bases. Elle annonce un album calme, avec une voix posée mais bien présente. Si vous attendiez l’énergie des collaborations avec Eiffel, Shaka Ponk ou les Têtes Raides, passez votre chemin jusqu’au neuvième morceau.  Pour les autres, c’est l’occasion de retrouver trois facettes de Cantat qu’il n’avait pas vraiment développé avec Noir Désir.

« Ma Muse » n’est pas vraiment exceptionnel du point de vue du texte. Les rimes sont un peu faciles. Le travail musical est en revanche remarquable. La voix de Bertrand Cantat s’accorde parfaitement à la mélodie. Humbert et lui ayant les mêmes références, rien d’étonnant à cela. La montée des guitares m’évoque des résurgences de Noir Désir.

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